vendredi 10 février 2012
Ouf !
Et voilà !
Je suis enfin libéré de mon plâtre, et sacrément soulagé.
Bien sûr, ma main droite est gonflée, ankylosée, douloureuse. Rien de méchant, puisque que j'ai l'espoir que cela va doucement s'améliorer. Et quand bien même…
Ce matin, un ami avec qui je parlais de cette convalescence m'a raconté comment son épouse était hémiplégique depuis une vingtaine d'années, à la suite d'un accident vasculaire cérébral au décours de l'accouchement de leur troisième enfant. Elle vit depuis avec courage et énergie une existence aussi normale et heureuse que possible. Me voilà bien recalibré quant à l'importance de mes petites misères : je n'ai absolument pas à me plaindre, même avec ma main droite encore toute raide et bloquée.
Et puis ce petit accident m’a finalement beaucoup apporté :
- j'ai reçu beaucoup de gentillesse et de soutien, dont vos messages sur ce blog ;
- j'ai découvert les joies d'un logiciel de reconnaissance vocale, qui permet de tout dicter à son ordinateur (ce que je suis en train de faire à l'instant, les bras croisés, chaussé d'un casque de standardiste) ;
- j'ai admiré tout ce que ma main gauche était capable de faire ;
- j'ai pris conscience que j'étais, comme tout le monde, fragile ; cet accident était clairement lié à la fatigue, à la distraction, à l'énervement ;
- j'ai réalisé que j'avais beaucoup trop travaillé ces derniers temps ; et pire, que j'étais en train de devenir incohérent, et d'une certaine façon, menteur ; moi qui encourage à la pratique de la pleine conscience, du calme, de la lenteur, de la continuité, j'étais en train de m'en éloigner de plus en plus.
Alors, j'ai décidé, comme beaucoup d'entre vous me l'avez conseillé ici, de tirer les leçons de cet accident, et de ralentir.
Me casser la main m’aura poussé à lever le pied !
Pas si facile : c'est rassurant et gratifiant de dire oui à tout, ça permet d'être aimé et apprécié. Et c'est douloureux de dire non à des gens sympathiques, à des projets utiles, comme rédiger la préface d'un bon livre, donner une conférence pour une association méritante, ou aller faire une séance de dédicaces chez des libraires dont on apprécie le travail. Mais finalement, c'est de l'orgueil de croire qu'il y aurait que moi pour faire tout ça : en disant non, je serai remplacé, et tout sera parfait.
Donc, je vais aussi lever le pied sur ce blog, que j'alimenterai sans doute un peu moins souvent qu’auparavant (mais nettement plus souvent que durant ce mois de janvier !). Cela me permettra aussi de me remettre - tranquillement ! à l'écriture de mon prochain livre.
Voilà, désolé pour ce billet très autocentré, mais je vous devais bien quelques nouvelles. Merci beaucoup, encore une fois, pour tous vos messages de soutien. Et à bientôt pour de prochains partages.
Illustration : une belle étude de mains, par Albrecht Dürer (merci à Édith pour l’image et les lignes au verso).
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Merveilleuses leçons de la vie... Merci à vous de ce partage
RépondreSupprimerMerci pour tout, vous êtes extraordinaire ! Vos livres m'aident beaucoup. Stéphanie.
SupprimerQuelle bonne nouvelle, on va enfin pouvoir dormir !
RépondreSupprimerAttention, la météo prévoit de la neige et du verglas à Paris , alors prudence!
Autocentré, peut-être, mais très rassurant, en tous cas. Ça me fait du bien de ne pas me sentir seule avec mes bobos... et de penser à les recadrer.
RépondreSupprimerTout content de vous retrouver !!! et tout triste de vous reperdre... Mais, c'est pour écrire un nouveau livre ! Chouette ! Je l'attends déjà ! (Je suis égoïste, en fait ! lol) De plus, vous avez raison de "lever le pied" ! Je me suis toujours demandé comment vous arriviez à faire tout ce que vous faites ! Il nous faut aussi prendre le temps de vivre pour nous-mêmes ! Et peut-être plus encore quand on aide les autres à vivre !
RépondreSupprimerA bientôt la joie de vous lire ici où dans votre prochain livre... et prenez soin de vous ! Et vous tous aussi, les internautes !
Je suis très contente d'avoir de vos nouvelles. Encore un peu de patience et votre main sera bientôt comme neuve. C'est un réel plaisir de vous lire au fil des jours ici et de déguster avec enchantement vos livres. Continuez à prendre bien soin de vous et de vos proches.
RépondreSupprimer:-D
RépondreSupprimerContent de vous retrouver.
RépondreSupprimerMais, j'ai un léger malaise avec votre phrase: " Me voilà bien recalibré quant à l'importance de mes petites misères : je n'ai absolument pas à me plaindre".
Pour moi, quand un de nos besoins est contrarié, on a parfaitement le droit de ressentir la frustration. Autant il est important de ne pas se servir de ça pour répondre à d'autres besoins (je me plains de mes petits bobos parce que mon besoin de proximité avec ma famille n'est pas comblée, ...), autant j'ai le droit de dire quand ça me contrarie.
Pour mieux illustrer, dans ma famille (et dans beaucoup je crois), quand mes parents voulaient que je finisse mon assiette, ils me disaient: "y a des enfants qui meurent de faim". Et je mangeais.
Mais l'énergie qui motivait mon action était la culpabilité, ce qui sur le long terme n'est pas bénéfique.
C'est un peu le meme phénomène que je percois dans votre phrase.
Et content de vous retrouver.
C'est drôle mes parents me disaient la même chose à propos des enfants qui meurent de faim et moi dans ma petite tête je me faisais la réflexion : "est-ce que parce que je me force à manger les enfants arrêteront de mourir de faim ?!!" Il y a toujours pire que nous, ce n'est pas une raison pour ignorer ses propres besoins et ses souffrances.
SupprimerAlléluia, le Divin Messie est revenu !
RépondreSupprimerLe retour du Divin Messie ...ou le retour du Jedi ?
Supprimerun nouveau livre!!! Chouette !!! Nous sommes tous pareils, pauvres humains: il nous faut un accident de la vie pour que nous prenions le temps de nous recentrer . Courage et à très bientôt.
RépondreSupprimerUn grand plaisir de vous lire, vous me semblez allez bien. Et j'en suis ravie.
RépondreSupprimerVous parliez de l’hémiplégie de l'épouse d'un ami...je suis justement en plein stage de neurologie. C'est passionnant mais difficile aussi, à la vue de certains patients je comprends votre réflexion. Je relativise mes petits, moyen, gros tracas et c'est tant mieux.
Un nouveau livre? déjà? Eh bien je vous souhaite toute l'énergie et la sérénité nécessaire.
Un grand bonjour à tous les internautes anciens, actuels et aux revenants ;-)
A la prochaine alors,
Bonjour à vous pleine de gentillesse.Portez vous bien !Etudiez bien! Passez aussi de bons moments avec ce programme partagé "Imparfaite libre et heureuse":)
SupprimerVous êtes bourré de bon sens, Docteur.Je n'ai rien d'autre à ajouter.Moins de billet,je vous comprends,le net nous bouffe un peu,et faire toujours mieux ,c'est souvent faire moins.....Bon rétablissement. (vous êtes un exemple pour moi, infirmière et surtout un encouragement pour moi, malade.)
RépondreSupprimerLe Doc est bourré de bon sens, c'est évident.
SupprimerMais au fait, son accident est survenu pendant les fêtes, alors, ce n'est peut-être pas uniquement de bon sens qu'il était bourré ce jour là!
sage décision et contente que vous êtes débarassé du plâtre - alors doucement et bonne écriture pour le futur livre et nous apprécierons vos billets ici quand il y en aura - à votre rythme
RépondreSupprimercordialement Beate ( Thonon)
Bonsoir Docteur,
RépondreSupprimerJe suis heureuse de vous retrouver. Je consultais régulièrement votre blog. Serais-je victime d'un excès d' accoutumance à vos pensées et conseils qui font du bien. J'ai observé que plus on était l'objet d'un accident traumatique ou une maladie grave, plus on pouvait ressentir sa propre vulnérabilité et plus on prenait une bonne leçon d'humilité.
La grandeur humaine, c'est d'être capable de relativiser son cas personnel, c'est-à-dire arriver à ce décentrer pour paradoxalement pénétrer dans les profondeurs de son intériorité.
A très bientôt donc Docteur !
Bon retour sur votre blog docteur André!
RépondreSupprimerMerci pour ce billet plein de sagesse.
Lorsque la notoriété vient, on est vite submergé par des centaines de messages, d'appels, de sollicitations, de demandes en tous genres...
Et comment faire pour satisfaire tout le monde?
En restant humain tout simplement...
Pour ma part, j'aurais écrit "quand je pense à la femme de mon ami qui est hémiplégique, cela me donne un modèle à suivre, et je me dis : "allez Christophe, pense à ceux qui n'ont qu'une partie de leur corps qui fonctionne et qui se lèvent chaque matin avec force, courage et dignité".
Prenez bien soin de vous et de votre petite famille.
Amandine.
Le Docteur André est déplâtré,quel heureux évènement!
RépondreSupprimerJe ne suis pas médecin mais je ne comprend pas que sa main soit rouge et gonflée car après six semaines de plâtre, son membre (je parle de sa main, bien sûr!) devrait au contraire être un peu violacée à cause des vaisseaux comprimés mais surtout bien atrophiée.
A-t-il été bien soigné?
welcome back Christophe
RépondreSupprimerJ'ai envie de vous dire que je n'ai pas été surprise de ce qui vous est arrivé.... comme une sensation, lors de vos derniers billets ;)
Je reconnais que ça n'a aucune utilité de vous écrire cela ; je le dis comme je le sens ce soir. c'est juste "là"...
contente de vous retrouver :)
Anne
Christophe est de retour!!.C'est un grand plaisir.
RépondreSupprimerJe pense que la comparaison avec la femme de son ami n'est pas de la culpabilité mais effectivement juste un recalibrage.Quand on a accès au système de soins comme patient,on mesure la chance que la vie nous donne de présenter telle pathologie plutôt qu'une autre.Et pour Cococinelle en plein stage de neurologie,je pense qu'elle se situe par la même hors d'un recalibrage plus humble et plus vrai.Quand on est patient,on n'est pas soignant,même si on l'est.Et là,on peut considérer qu'on a plus ou moins de chance.
Lever le pied!Je trouve que déjà,travailler,faire des conférences,préparer un livre,avoir une famille,c'est beaucoup.
J'avais prévu d'aller à votre conférence d'Archamps le vendredi ,pas trop loin de chez moi et puis de prolonger le séjour jusqu'au culte protestant du dimanche à Genève,racines obligent.Et puis,j'ai tout annulé à cause du...froid! Ralentissement,sagesse,pas très brillant tout ça?!
Le rythme du blog que vous nous proposez va très bien me convenir à mon mari et à moi.On vous l'avez écrit:c'était trop rapide pour pouvoir y répondre sans surstimulation intellectuelle.
Je vous souhaite un bon rétablissement et de trouver un peu de temps pour la pratique de la pleine conscience,au sein de toutes vos activités,même si nous les apprécionns beacoup:c'est là le dilemme.
Savoir dire non et savoir dire oui. Comme pour la cuisine, la musique, la menuiserie, tout est question de mesure.
RépondreSupprimerJe me rappelle d’une citation dans un livre de Jean Paul Dubois qu’il prête à la mère du narrateur « la valeur d’un homme se mesure plus à ce qu’il a refusé qu’à ce qu’il a gagné ». L’inverse devient vrai quand le gain a pour nom, amitié, amour…et le refus, grâce, paix etc.
Mais dans la citation précitée, il est fait référence plutôt aux gratifications de l’orgueil, de la puissance, de la gloire, de l’argent.
Dans votre cas (bien trop rare), la question du trop porterait sur trop de réponses aux sollicitations, trop de réponses, de présence à l’autre. C’est moins fréquent mais vous dîtes vous-même que l’orgueil n’était pas complètement absent dans la griserie de l’action, l’ivresse du trop plein. Le principal, à mes yeux, est d’en avoir conscience, car qui échappe réellement à ce phénomène, à ces trop d’action (« mon mari, me disait une femme, ne sait pas ce que c’est que s’asseoir sur un fauteuil cinq minutes » Ah ?lui répondis je, enfoncé dans le fauteuil orphelin du mari depuis une bonne demi-heure en dégustant un bon café ») ou ces trop d’inaction ( où la volonté est paralysée et le fauteuil , une camisole, genre le » Fauteuil en cuir », de Charlelie Couture) ?. A vous lire, vous en avez pleine conscience, Christophe ! Jusqu’à vous décortiquer l’état d’âme comme une crevette !
Trouver la bonne mesure, c’est le chemin d’une vie, avec des hauts et des bas et pas forcément un bonheur comme un œuf, sur le plat.
J’ai enfin ouvert un de vos livres « l’art du bonheur », et bien comme dirait nos brillants animateurs TV « c’est que du bonheur » ! : le passage sur Van Gogh est lumineux, comme sa toile. Félicitations pour ce succès mérité.
Je vous souhaite donc, ainsi qu’à tout(e) lecteur (trice) de ce message, un bonheur sur mesure !
Portez vous bien
Docteur, vous n'avez toujours pas dit comment était survenu cet accident. Un de mes cousins s'est fait une fracture identique, il y a quelque temps, en voulant gifler sa fille, âgée de 10 ans, qui s'était montrée insolente. Il avait souvent la main un peu leste, il ne transigeait pas avec les bonnes manières et la gamine avait la langue bien pendue!
RépondreSupprimerHeureusement pour elle et hélas pour lui, elle s'est baissée très vite pour esquiver le coup et la main de son père, entrainée par l'élan a heurté le dossier de la chaise de jardin métallique sur laquelle elle était assise. Résultat: il a dû endurer un plâtre, sans compter les moqueries de la famille et le regard narquois de sa fille.
Docteur, vous qui en avez trois, la main doit souvent vous démanger, ça se comprend. A l'avenir, quand vous voudrez donner une correction à votre progéniture....ou à votre épouse, mieux vaut une bonne fessée qu'une gifle, c'est moins dangereux aussi bien pour l'expéditeur que pour le destinataire!
Cher Christophe
RépondreSupprimerNous avons beaucoup de reconnaissance "non vocale"pour ce que vous nous apportez,mon épouse et moi!
Prompt rétablissement et prenez soin de vous.
C'est avec grand plaisir que nous vous écouterons ce Dimanche dans l'emission "sagesse bouddhiste"
Au coin du feu.Soyons raisonnables! (Arlette).
Demain à la même heure j'en saurai un peu plus sur la vacuité...
Mon fils me dit que c'est l'espace entre deux pensées et en même temps la nature originelle de l'esprit et que le but de la méditation,c'est de reconnaître et de maintenir cet état.
Humainement votre!
C'est pas ce dimanche, c'est au mois de Mars.
Supprimer:)
je suis très heureuse que vous alliez mieux car je viens de découvrir votre blog et j'attendais avec impatience un nouvel article.
RépondreSupprimerj'ai lu avec une grande attention votre post de cette semaine, car il est très difficile de ne pas se laisser emporter dans le bonheur d'aider et d'accompagner les personnes et parfois de s'oublier;
J'ai retenu, comme une leçon essentielle de David Servan-Schreiber, de ne pas négliger notre rythme biologique;
Pour faire avancer les choses, à l’hôpital, dans la société, dans le secteur social et dans les consciences, nous avons besoin de personnes comme vous.
Prenez soin de vous
caroline Sophrologue et adepte de la pleine conscience
Heureuse de vous lire à nouveau cher C.A..
RépondreSupprimerQuelque part c'est rassurant de voir que vous n'êtes pas un surhomme... lol...et que vous aussi avez du mal à dire NON!
Je me demandais comment vous arriviez à tout concilier.
Grâce à youtube j'ai pu visualiser vos interventions rue Jacob fin 2011...très intéressantes!
Prenez bien soin de vous et de votre famille.
A.
PS La pendule du blog a besoin d'être remise à l'heure!
RépondreSupprimerCe doigt cassé, quelle affaire d'Etat !
RépondreSupprimerMême pour Sarkozy, on n'en n'aurait pas fait autant s'il lui était arrivé un semblable accident. Et pourtant, le culte de la personnalité, il connait!
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
RépondreSupprimerCette épreuve vous a enrichi, mais à trop en dire, les bienfaits risquent de repartir comme ils sont venus. Quand une épreuve vous est généreusement offerte, protégez là, gardez là bien au fond de votre coeur, sinon l'ego se chargera de la tourner à son avantage...
RépondreSupprimerCe commentaire a été supprimé par l'auteur
SupprimerComment un auteur anonyme peut-il supprimer son message?
SupprimerVous nous manquiez Colonel Trivos. Merci de votre retour également.
SupprimerSi un anonyme ne peut supprimer un message, comment pourrait-il en écrire un ? question de logique élémentaire à la portée d'un enfant de 10 ans mais qui fait souvent défaut dans ce blog.
SupprimerEt vous, anonyme de 11:46, comment avez-vous écrit le votre?
La pratique de la méditation, ça engourdit les neurones!
"logique élémentaire à la portée d'un enfant de 10 ans mais qui fait souvent défaut dans ce blog."
Supprimermerci d'habitude on prône mon intelligence et ma culture. Qu'est-ce que ça me fait du bien de manquer de logique! (être un peu con quoi????)
Mais, je veux bien apprendre, si vous voulez bien nous indiquer la procédure. Merci d'avance.
Bonne fin de dimanche.
Bien réconfortant de retrouver un billet sur le blog , même si les commentaires sont aussi passionnants.
RépondreSupprimerContente de vous retrouver, Docteur, même si on ne vous avait pas vraiment perdu. J'imagine bien que cette immobilisation vous a interrogé.Tant mieux, vous revoilà, en meilleure forme, et votre "fan club" s'en réjouit.
RépondreSupprimerTake care!
Evelyne
Bonjour à toutes et tous,
RépondreSupprimerContent de lire votre billet Christophe et les commentaires bienveillants des personnes qui m'ont tant apportés.
J'ai découvert les conférences de 27 rue Jacob. Je remercie les personnes qui ont permis ces échanges. Chacun d'entre eux m'a appris de nouvelles choses. Je vous ai découvert avec une mine fatiguée Christophe et je comprends votre message de ce jour. Aider les autres est une vocation chez vous comme beaucoup d'autres personnes qui participent à toutes sortes d'actions pour apporter plus d'humanité dans ce monde. Il est néanmoins parfois difficile de lever le pied lorsque l'on est dans l'action.
Ces mois de silence m'ont permis également de prendre conscience que j'avais été trop loin sur le blog avec mon message d'au revoir et de ne pas avoir assez pris en considération les personnes qui me lisaient et m'estimaient. Je reviendrai de temps à autre vous lire et prendre de vos nouvelles.
La méditation m'a beaucoup aidé dans ma vie de tous les jours, je me rends compte que c'est un travail à vie pour continuer à aller mieux et faire face aux difficultés que l'on rencontre toutes et tous sur notre chemin... J'y accorde un quart d'heure à une demi heure par jour. Cela ne met pas souvent possible de rester centrer sur ma respiration, mon corps mais inlassablement je reviens vers eux. J'aimerai dire à toutes celles et ceux qui seraient réticents sur les bienfaits de la méditation que c'est avec le temps et subtilement qu'elle nous apporte.
Bonne continuation à vous toutes et tous...
Heureuse de vous lire,Eric,je vois que vous allez bien,je poursuis aussi ma route correctement avec malgré tout quelque chose de cassé en moi,mais c'est surement normal lorsqu'on a vécu le pire ou presque.Bonne continuation et au plaisir de vous lire.
SupprimerContent de lire que vous continuez à aller mieux. Je vous comprend dans votre ressenti, l'esprit comme le corps n'oublie pas.La méditation aide à s'apaiser, à mieux gérer son état émotionnel mais les traumatismes reste plus difficiles à s'estomper. Dernièrement j'ai regardé une émission avec des témoignages de personnes souffrant du même trouble que vous. L'une d'elle allait mieux et était pleine d'espoir pour la suite de sa vie car le dosage du traitement lui convenait ce qui démontre le lien à notre équilibre émotionnel et le plus dur est de le retrouver. Ce déséquilibre est indépendant de votre volonté, vous le subissez par la force des choses de votre vécu et de votre nature. Je vous encourage à continuer à prendre bien soin de vous. Je vous souhaite de belles choses à vivre, vous le méritez...
SupprimerBonjour à tous,
RépondreSupprimerVoilà Christophe André qui se remet à pied d'oeuvre, quel pied!
Non Christophe vous ne nous cassez pas les pieds avec votre blog auto-centré et je suis soulagé de vous voir enfin remis sur pied.
Il va, cependant, vous falloir arrêter un peu d'être tout le temps sur le pied de guerre.
Bon, je vois que je m'égare car c'est en fait la main que vous vous êtes cassé!
Au revoir, alors, et à demain.
Ps: veuillez m'excuser pour cet humour un peu lourd mais mon cerveau est un peu gelé en ce moment. J'attends avec impatience votre nouveau livre.
J'avoue aussi que fin 2011 je vous trouvais un peu incohérent avec tous vos écrits. La nature vous a rappelé a l'essentiel et c'est tant mieux pour vous et votre entourage. Bon retour dans la vie pleine de mesure et de temps a savourer sans stress... Et vivement votre prochain livre, enfin... on a tout notre temps , ne vous précipitez surtout pas.
RépondreSupprimerMerci pour votre mot simple et sincère !
RépondreSupprimerBon rétablissement !
Prenez soin de vous !
Caroline
Merci pour ce mot, sincère et non dénué d'humour !
RépondreSupprimerSocrate disait : connais toi toi-même... ;o)
C'est de nouveau une marche, pour avancer un peu plus sur notre propre connaissance (pour vous mais aussi pour ceux qui vous lisent et qui pour certains sont devenus ... addicts, un comble pour un blog de psychiatre d'entraîner une telle dépendance non? Lol )
Bonne rééducation !
Pour le plaisir, et pour donner encore (s'il en fallait un ! ) un nouvel exemple de l'intérêt de la pleine conscience :
( post de Vincent André, un utilisateur de Facebook )
Par un froid matin de janvier, un homme assis à une station de métro de Washington DC a commencé à jouer du violon. Il a joué six morceaux de Bach pendant environ 45 minutes. Pendant ce temps, comme c’était l'heure de pointe, il a été calculé que des milliers de personnes sont passées par la gare, la plupart d'entre elles en route vers leur travail.
Trois minutes se sont écoulées et un homme d'âge moyen a remarqué qu’un musicien jouait. Il a ralenti son rythme, a arrêté pendant quelques secondes, puis se précipita pour respecter son horaire.
Une minute plus tard, le violoniste a reçu son premier dollar : une femme jeta de l'argent dans l’étui de son violon et, sans s'arrêter, a continué son chemin.
Quelques minutes plus tard, quelqu'un s'adossa au mur pour l'écouter, mais l'homme a regardé sa montre et a repris sa marche. Il est clair qu'il était en retard au travail.
Celui qui a apporté le plus d'attention à la prestation musicale fut un petit garçon de 3 ans. Sa mère l’a tiré vers elle, mais le garçon s’est arrêté pour regarder le violoniste.
Enfin, la mère a tiré plus fort et l'enfant a continué à marcher en tournant la tête tout le temps. Cette action a été répétée par plusieurs autres enfants. Tous les parents, sans exception, les forcèrent à aller de l'avant.
Durant les 45 minutes que le musicien a jouées, seulement 6 personnes se sont arrêtées et sont restées à l’écouter pendant un certain temps. Environ 20 lui ont donné l'argent, mais ont continué à marcher à leur rythme. Il a recueilli 32 $. Quand il finit de jouer et que le silence se fit, personne ne le remarqua. Personne n'applaudit, ni n’exprima quelque reconnaissance que ce soit.
Personne ne savait cela, mais le violoniste était Joshua Bell, l'un des meilleurs musiciens au monde. Il a joué l'un des morceaux les plus difficiles jamais écrits, avec un violon une valeur de 3,5 millions de dollars.
Deux jours avant sa prestation dans le métro, Joshua Bell joua à guichets fermés dans un théâtre de Boston où un siège coûtait en moyenne 100 $.
C'est une histoire vraie. Joshua Bell joua effectivement incognito dans la station de métro
Cet événement a été organisé par le Washington Post dans le cadre d'une expérience sur la perception, les goûts et les priorités des gens. L’énoncé était: dans un environnement commun à une heure inappropriée sommes-nous en mesure de percevoir la beauté?
Nous arrêtons-nous pour l'apprécier? Savons-nous reconnaître le talent dans un contexte inattendu?
L'une des conclusions possibles de cette expérience pourrait être: si nous n'avons pas un moment pour nous arrêter et écouter un des meilleurs musiciens au monde jouant la meilleure musique jamais écrite, combien d'autres choses manquons-nous ?
Et bien...je crois que je serais arrivée un peu en retard au boulot !
SupprimerC'est tellement rare d'entendre de la bonne musique dans le métro parisien : celle qu'on entend agresse tellement les oreilles que je change de wagon dès que je peux.
Merci du partage :-)
SupprimerEn même temps quand on travaille c'est un peu délicat d'arriver en retard avec comme excuse 'désolé, je me suis arrêté écouter un violoniste dans le métro'... Il aurait dû jouer le week-end !
Supprimerj'adore cette histoire!!
SupprimerFigurez-vous qu'en voyant la longueur de votre article je me suis dis : "je passe..." et puis comme je vois "j'adore cette histoire" - "merci du partage"... je me dis : "Je manque peut-être quelque chose..." Ben oui ! Évidemment ! mdr Merci Isa !!!
SupprimerHey les autres ! lisez ci-dessus ! Ne passez pas !!! :)
Mille mercis Isa...
SupprimerIl fait froid, je n'avais pas envie de lire et pourtant je l'ai fait et m'en voilà toute retournée...
Comme dit Laurent:" Hey les autres ! lisez ci-dessus ! Ne passez pas !!! :)"
Merci Isa. Je l'avais lu déjà quelque part. Cette expérience nous rappelle, à quelques exceptions près, à quel point notre admiration pour le talent est mue par notre propre recherche de reconnaissance : l'admiration du virtuose prestigieux plutôt que du virtuose inconnu.
SupprimerC'est ce qui m'avait frappée en parcourant les blogs et forums déserts d'illustres inconnus.
C'était la même démarche déjà, lorsque l'humanité lève les yeux au ciel à la recherche d'un sauveur, sans voir qu'il est peut-être à ses pieds, sous la forme d'un rat, d'un chien, d'un indigent, d'un ami, ...
Je n'ai pas l'impresion de vous avoir perdu car votre dernier livre m'accompagne depuis les dernières semaines. Les auteurs ne peuvent pas nous amener plus loin qu'ils sont eux-mêmes aller et j'apprends toujours quelque chose avec vous. De plus, je relis souvent des billets qui ont été des marqueurs pour moi comme Attrendre le train, L'impermanence, Les deux loups
RépondreSupprimerJe crois que nous sommes des faiseurs de sens et que cet évènement vous permet de vous positionner autrement par rapport à vos priorités. Je prendai ce que vous allez offrir soit un billet de temps à temps avec grande gratitude.
Merci d'être un grand humain! Vous avez fait une grande différence dans ma vie
C'est vrai, il est grand, le Dr André: au moins 1 m 90 !
Supprimeret il se tient souvent voûté. En plus de sa main cassée et de sa cheville enflée, il devrait surveiller ses vertèbres!
lAttention, avec toutes ces louanges le Docteur va avoir une cheville enflée et une main abimée, c'est bien suffisant!
RépondreSupprimerMerci Isa de nous faire connaître cette histoire de Joshua Bell. C'est tellement vrai, nous passons souvent à côté de belles choses, toutes simples, qui nous tendent les bras...Je viens de lire un livre, merveilleux, méditation intime et sensuelle : "Le sel de la vie" de Françoise Héritier, (le prix d'une place de cinéma), qui vient de sortir. Mon seul regret est de l'avoir déjà terminé, c'est le genre de livre qu'on aimerait poursuivre longtemps.
RépondreSupprimerMerci bien sûr à Christophe pour tout ce qu'il apporte à moi, aux autres, comme ouverture réflexion, recul sur la vie. Merci pour ses livres et sa générosité de transmission.
Bonjour,
RépondreSupprimerQuand vous écrivez « et quand bien même… »
J’ai l’impression que vous pourriez vous passer de votre main droite.
Pour le coup et pour la première fois je doute un peu de votre sincérité.
C’est tragique l’hémiplégie ce cette dame mais avouez que vivre sans sa main dominante c’est terrible aussi.
Je vous admire d’arriver à positiver si souvent.
Cette faculté de voir la vie en rose presque tous les jours grâce à trois fois rien.
Et dire qu’une simple vague de froid qui dure un peu trop peux suffire à avoir un impact sur mon moral.
Je vais éviter de culpabiliser mais décidément, nous ne sommes pas tous identiques.
Dans tous les cas je suivi ravi de vous lire à nouveau,
Prenez soin de vous.
Merci beaucoup pour votre sincérité. Votre témoignage m'aide à prendre conscience à quel point cette difficulté à dire non est, pour mois aussi, un moyen de me rassurer moi-même.
RépondreSupprimerVous êtes un vrai guide.
Merci et prenez bien soin de vous. Je me réjouis d'avance de lire votre prochain livre !
Hourra pour le gourou!
RépondreSupprimerMerci pour les nouvelles et vous avez bien raison de lever un peu le pied!
RépondreSupprimerA voir votre façon d'envisager les choses sous un angle toujours positif, vous me faîtes penser au rafraichissant personnage de " Pollyanna" ...
Selon le bouddhisme, un événement négatif peut avoir des conséquences positives. Christophe André en cite plusieurs dans cet article.
RépondreSupprimerJ’ai l’exemple personnel suivant : un métro est en panne, du coup je rate mon train, je flâne gare de Lyon et découvre le dernier livre de Christophe André, je viens sur ce blog où je vois qu'il s'est cassé la main, je réalise que j'en fais voir de toutes les couleurs à mes mains, comme je dois taper avec un burin dans un mur, au lieu d'utiliser un vieux burin droit, je me procure un burin protégé par une collerette en caoutchouc et celle-ci prend les coups à la place de mes doigts.
Donc la panne de métro et l'accident de Christophe André m'ont incité à prendre soin de mes mains, sans cela c'est peut-être moi qui aurais une main en compote à cette heure.
Cela peut être une règle de vie : derrière chaque événement négatif, rechercher les conséquences positives.
Philippe 2012
j'aime bien cette idée! Les anglais ont un joli proverbe qui l'illustre bien : " there's a silver lining to every cloud".
SupprimerC’est une bien jolie formule ! Ce matin j’ai regardé les nuages et j’ai vu la silver line. Elle m’a rappelé que derrière le ventre sombre du nuage se cachait la face éblouissante du soleil.
SupprimerJe crois que cette recherche des aspects positifs de tout événement est vitale, sinon il se produit une sorte de réaction en chaîne : nous regardons trop les aspects négatifs de la vie => notre esprit se remplit d’idées noires => nos créations deviennent négatives => nous empilons du négatif autour de nous => nous percevons encore plus de choses négatives => et ainsi de suite.
Si notre perception des choses négatives n’est pas équilibrée par la perception des choses positives, nous risquons de créer un trou noir mental qui va nous engloutir.
Philippe 2012
Daniel Pennac vient de sortir "Le Journal d'un corps" où le narrateur consigne tous les changements de son corps.
RépondreSupprimerIl parle de la surprise (et de la peur) que provoquent certains changements corporels. Mais aussi des sensations agréables ou encore du fait que l'on s'habitue aux sensations désagréables (comme les acouphènes).
http://www.franceinter.fr/emission-le-grand-entretien-daniel-pennac
Merci Egogramme pour ce lien vers l'interview de Pennac.
SupprimerC'est rassurant de savoir que vous êtes normal comme tout un chacun, et que vous avez besoin aussi de souffler , même si j'espère vous écouter un jour en conférence mais pas tout de suite alors ! Bonne méditation .. et que la vie redevienne calme et reposante pour vous !! Merci
RépondreSupprimerBonnes fêtes de St Valentin à toutes les amoureuses de Christophe André!
RépondreSupprimerJe suis très heureuse de votre retour sur le blog Dr Christophe André, j'adore vous lire. En ce moment je savoure la lecture de votre dernier livre, il m'a inspiré pour la réalisation de mon dernier tableau (vous pouvez le voir sur mon blog).
RépondreSupprimerUn grand merci à vous.
N'en jetez plus. la cour est pleine !
RépondreSupprimerbonsoir
RépondreSupprimerRavie de vous retrouver convalescent, même si moins souvent. Je retiens que dans la vie il faut savoir lever le pied ! Je vous souhaite de très vite retrouver toute dextérité. Vous lire, même moins souvent, sera toujours un grand plaisir, en attendant votre prochain livre.
Prenez bien soin de vous
Blog de perroquets !
RépondreSupprimerBen quoi, c'est joli les perroquets !
SupprimerLes perroquets, ils sont un peu cons!
SupprimerJe ne fais pas allusion aux oiseaux qui sont très beaux mais aux humains qui répètent automatiquement les mêmes paroles.
Ah bon !
Supprimerça s'appelle le psittacisme ! J'ai appris ça dans le bouquin de Boris Cyrulnik : "Mourir de Dire - La honte"
SupprimerMais il y a des psittacistes qui s'ignorent... ;)
Le Doc devrait enfin remettre les pendules à l'heure!
RépondreSupprimerAu troisième top il sera exactement 17 heures, 6 minutes et 40 secondes.
Supprimerbonjour cher confrere
Supprimerj'utilise dragon naturally speaking!!
mais ce n'est pas le propos de ce post,je suis medecin en execice et je presente depuis 7 ans des troubles anxieux generalisés,pour etre bref ils se sont aggravés ,TS induite par un antidepresseur(seroplex),hospitalisation à ma demande,diagnostique bipolarité legere type II,pour mon analyste je suis borderline!
ma question:
j'aimerais pratiquer la meditation,mais chaque fois que j'essaie je me retrouve face à mon angoisse qui deviens incontrolable,puisque c'est la seule chose qui remplit mon esprit,il y a t'il une technique adaptée pour l'angoisse?
amicalement
Il n'y a pas que l'horloge qui débloque, il y a aussi le blog qui «déblogue». Mais, ce n'est pas grave, on se régale parfois avec des commentaires rigolos et c'est bon pour le moral!
SupprimerNous devrions tous savoir qu'en matière de soins la panacée n'existe pas et que parfois le remède est pire que le mal. La méditation ne convient pas à tout le monde. A chacun de trouver l'activité qui mettra les pensées au repos, promenade ou activités créatrices.
SupprimerBien à vous.
Réponse à Anonyme Feb 15, 2012 08:46 AM
SupprimerIl existe plusieurs techniques de méditation, certaines tournées vers l’espace mental intérieur, d’autres vers l’environnement extérieur.
Si l’observation de l’espace intérieur crée une angoisse incontrôlable, il vaut mieux observer l’extérieur : notamment prendre conscience d’un maximum de détails qu’on ne voit pas d’habitude.
Souvent nous ne prenons pas le temps de vraiment voir ce qui est là, au lieu de ça nous consultons de vieilles images mentales similaires à ce que nous avons vu. Si notre passé est rempli d’angoisse, ces vieilles images sont également chargées d’angoisse.
Le fait d’observer vraiment les choses, notamment en allant chercher les détails, nous oblige à renouveler notre stock d’images, et à remplacer les vieilles émotions négatives par des émotions plus neutres.
Donc chercher des détails qu’on n’a jamais vus, des bruits qu’on ignore d’habitude, percevoir tous les messages que nous envoie notre corps au lieu de les filtrer, pratiquer la marche méditative, etc. Il y a mille et un trucs qui permettent d’aller vers la pleine conscience.
Philippe 2012
J'espère que je vais moi aussi, consulter votre blog moins compulsivement. J'avoue être un peu trop pendu à vos messages.
RépondreSupprimerComme à ceux de Mathieu Ricard et Jacques Attali.
Vous êtes un peu mes maîtres à penser sur la toile.
Le mieux c'est peut-être bien de se dire : tiens, j'ai un peu de temps ce soir; je vais faire un petit tour sur le blog du docteur André.
RépondreSupprimeron peut y lire des échanges profonds parfois, des élans de compassion et même de solidarité. On y lit également, des vacheries, des insultes et des propos haineux.
On peut s'imprégner des premiers et laisser glisser les autres...
Alors bien sûr, si ça devient une dépendance, et qu'on devient accro au blog, ça ne fait de bien ni à soi, ni aux autres.
Bonne conférence à vous docteur André, à Toulon!
Et je ne me sens pas particulièrement amoureuse du docteur André, en écrivant ça, désolée pour les St-Valentesques grognons.
Je reconnais juste avec discernement, un être gentil qui essaie dans la mesure du possible d'aider son prochain.
Pas de gourou, pas de disciple, juste du respect entre les êtres humains!
Bonne soirée à tous.
Je suis contente que vos petites misères s'allègent. Je lis votre livre sur la méditation et tente de pratiquer...pas toujours facile, mais je me sens mieux au présent, avec tout mon fatras tracassant dans un sac qui n'est aussi que petites misères comparés à d'autres. Merci doc et bon rétablissement !
RépondreSupprimerJ'adore prouver que je ne suis pas un robot !
RépondreSupprimerBonsoir Docteur André,
RépondreSupprimerAlbrecht Dürer, très bon et beau choix, superbe !
Un petit moment de partage pour célébrer votre retour :
" Ecoute la flûte de roseau, écoute sa plainte,
des séparations, elle dit la complainte.
Depuis que de la roselière on m'a coupé,
en écoutant mes cris, hommes et femmes ont pleuré,
pour dire la douleur du désir sans fin,
il me faut des poitrines lassérées de chagrin.
Ceux qui restent éloignés de leur origine attendent ardemment d'être enfin réunient.
Moi, j'ai chanté ma plainte auprès de tous,
unit aux gens heureux, aux malheureux, à tous.
Chacun à son idée, a cru être mon ami,
mais personne n'a cherché le secret de mon âme.
Mon secret pourtant n'est pas loin de ma plainte,
mais l'oeil ne voit pas et l'oreille est éteinte,
le corps n'est pas à cacher à l'âme ni l'âme au corps, ce sont les yeux de l'âme seule qui pourrait le voir.
Le chant de cette flûte, c'est du feu, non du vent, quiconque n'a pas ce feu, qu'il devienne néant.
c'est le feu de l'Amour qui en elle est tombé,
et si le vin bouillonne, c'est d'Amour qu'il le fait. La flûte est la compagne des esseulés d'Amour
et nos voiles, par ses notes, connaissent la déchirure.
La flûte est le poison et l'antidote aussi,
elle est l'amant, elle est l'Aimée, elle est ainsi.
La flûte dit le récit du chemin plein de sang et les histoires des fous d'Amour et des amants.
Il faut avoir perdu la raison pour comprendre. "
~ Rûmî ~
" L'or s'embellit constamment des blessures que lui inflige l'orfèvre. "
Prenez soin de vous, vigilantia !
Douces, belles & affectueuses pensées, bonne soirée,
Belle plaisance.
Voilà une vraie déclaration d'amour!
SupprimerPour un doigt cassé, c'est « légèrement » disproportionné. Quelle aurait été votre réaction si le Dr était resté paraplégique en fauteuil roulant? le suicide?
Enfin j'ai bien ri en vous lisant, c'et l'essentiel!
J'aurais dû, étant donné la malencontreuse (mais inévitable) " ignorance " de certain(e)s internautes, apporter une petite, mais non négligeable, voir indispensable précision :
SupprimerTout d'abord, ces vers sont extraits du Mathnavî de Rûmî, ensuite, voici ce qu'en dit Leili Anvar, dans son très éclairant et magnifique livre sur ce dernier : Rûmî, la religion de l'amour aux éditions Entrelacs, collection " Sagesses éternelles ".
" Ces vers ouvrent l'immense oeuvre didactique de Rûmî avec l'image du roseau qui reflète l'exil de l'homme sur terre et devient la métaphore du chant poétique. Le Mathnavî sera donc une longue complainte semblable à celle du ney (flûte de roseau). Le thème majeur de cette ouverture est l'amour, cet amour qui élève l'âme, ravit l'être à lui-même, guérit de tous les maux et inspire le poème. L'amour sera aussi le thème majeur de l'ensemble de l'oeuvre et sera évoqué dans des récits, des anecdotes et des envolées lyriques. "
En effet, cher(e) anonyme, toutes déclarations d'amour, quelles qu'elles soient, seront toujours et éternellement pour LUI.
À bon entendeur !
Ce blog enseigne la patience et la tolérance à la frustration ...c'est dur!!
RépondreSupprimerpSi ce que vous dites est vrai, je ne comprends pas pourquoi les donneurs ( euses) de leçon , si nombreux dans ce blog, qui vous invitent à la tolérance , ne la mettent pas en pratique pour eux-mêmes et qui , sous couvert d'amour et de compassion, ( quelle hypocrisie ! ) montrent les dents dès que l'un d'entre eux manifeste une opinion contraire à la pensée dominante et fait preuve d'une certaine indépendance d'esprit et d'impertinence. C'est pourtant ce que voulait le Dr André, il semble !
SupprimerDans ce blog, La tolérance est à sens unique. Quant à la frustration, c'est facile de voir dans quel camp elle se situe!
En fait, je disais çà car j'attendais avec impatience un nouvel article du blog ...et que j'étais frustrée que ça ne vienne pas ( plus vite...) mais je vais de ce pas lire le nouveau message!! Happy is the girl!
RépondreSupprimerbonjour
RépondreSupprimerevidemment!!
"Si l’observation de l’espace intérieur crée une angoisse incontrôlable, il vaut mieux observer l’extérieur : notamment prendre conscience d’un maximum de détails qu’on ne voit pas d’habitude."
elle ne la crée pas,elle me met à nu face à elle.....merci du conseil.
je peins et j'ecris.
http://zorg-f.fr/
En effet, ce type d'accident arrive souvent lorsque l'on dépasse "les bornes des limites" et en tirer une leçon permet souvent de mieux vivre la convalescence et, pour un temps au moins, modifier autant que faire ce peut, son rythme de vie.
RépondreSupprimerJ'ai d'ailleurs bien aimé l'humour poétique que vous avez mis dans cette leçon : "Me casser la main m’aura poussé à lever le pied !"
A bientôt.
Ce qui garde vivant notre esprit , c'est la foi;ce qui garde jeune notre volonté c'est l'amour ; ce qui garde fertile notre vie c'est l'espérance.
RépondreSupprimerEcrire pour ne rien dire !
SupprimerC. André pourrait tirer un livre de son blog:
«L'art des poncifs »
Un grand merci pour toutes ces pensées et votre grande humilité face aux désagréments de la vie. Votre franchise m'a été droit au coeur. Moi qui ne sait pas dire non, je vais essayer d'en tirer quelques leçons. Meilleures pensées de Suisse. Eliane
RépondreSupprimerBonjour Christophe, bonjour à tous,
RépondreSupprimerPreuve est ainsi faite que la main c'est le pied!!!
Et que tout est dans tout, en fin de compte!!!
Bonne semaine. Bien cordialement.
Patrick FARRE coach de vie.